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Ces dernières années, la France est devenue un acteur clé de l’innovation en santé numérique, portée par des investissements stratégiques du gouvernement dans le cadre de l’initiative France 2030 et du programme French Tech 2030. Ces efforts représentent un engagement audacieux pour transformer le secteur de la santé grâce à des avancées de pointe en biofabrication, santé numérique, IA appliquée à la santé et médecine personnalisée. En favorisant un écosystème encourageant les percées technologiques, simplifiant l’adaptation réglementaire et stimulant la croissance économique, la France se positionne à l’avant-garde de l’innovation mondiale en santé.
Le nombre de dépôts de brevets liés à la bioinformatique a considérablement augmenté, avec une croissance moyenne d’environ 13,2 % par an entre 2013 et 2018, et les chiffres continuent de progresser tout au long de 2024 et en 2025. Ces inventions couvrent désormais tout, des méthodes algorithmiques pour l’analyse génomique aux systèmes d’IA pour la médecine de précision, soulignant un virage vers l’innovation axée sur les données dans le secteur des biotechnologies.
Au cœur de cette transformation se trouve la convergence de la bioinformatique et de la biotechnologie, une synergie qui transforme profondément la prestation des soins de santé. De la médecine de précision aux diagnostics pilotés par l’IA en passant par des stratégies thérapeutiques innovantes, les technologies numériques inaugurent une nouvelle ère de soins centrés sur le patient. Cependant, cette évolution rapide soulève également des défis complexes, notamment dans le domaine de la propriété intellectuelle (PI). Alors que les innovations fondées sur la bioinformatique deviennent essentielles à la santé, comprendre leur impact sur les stratégies de brevets, les cadres réglementaires et les besoins en talents dans le secteur de la PI est plus crucial que jamais.
Traditionnellement, les stratégies de PI suivaient des voies distinctes dans les secteurs des sciences de la vie et de la haute technologie. Pourtant, à mesure que l’IA et les plateformes numériques deviennent centrales dans l’innovation biomédicale, ces frontières commencent à s’estomper. Comme le note un récent article d’IAM : « il existait traditionnellement une forte divergence entre les stratégies de PI dans les sciences de la vie et dans le secteur high-tech. Bien que cela reste en grande partie vrai, l’essor de la santé numérique et le rôle croissant de l’intelligence artificielle dans le secteur biopharmaceutique créent de vastes zones d’innovation où les deux secteurs se chevauchent et où les spécialistes de la PI des deux côtés de l’ancienne division doivent collaborer et apprendre les uns des autres » (IAM Special Report Q4 2024, p.31). Cette convergence exige une expertise juridique et technique hybride — les équipes de PI doivent penser au-delà des silos traditionnels et adopter des approches interdisciplinaires pour protéger des innovations complexes.
Pour approfondir notre compréhension de ce marché en évolution, nous avons le plaisir d’échanger avec Vivien Verbrugge, Associé et Responsable du bureau français de HGF, l’un des cabinets européens de PI les plus réputés. Fort de son expertise en innovation PI, M. Verbrugge partage des perspectives précieuses sur la manière dont l’investissement de la France dans la santé numérique façonne le paysage de la PI, sur les défis et opportunités de protection des technologies émergentes, et sur ce que cela signifie pour les professionnels du secteur.
Q/R : Une conversation avec Vivien Verbrugge, Associé et Responsable du bureau français de HGF

1. À mesure que la bioinformatique et la biotechnologie se rapprochent dans le domaine de la santé numérique, comment cette convergence transforme-t-elle le paysage de la PI en France ? Quels défis et opportunités uniques cela crée-t-il pour les innovateurs et les professionnels de la PI ?
Réponse :
La convergence de la santé numérique avec la bioinformatique ouvre des perspectives fascinantes en matière de PI. Nous observons un nombre croissant d’inventions combinant ces technologies, et cette intersection apporte à la fois complexité et opportunités.
Pour les professionnels de la PI, il est essentiel de maîtriser les deux domaines. Ces inventions sont très techniques et nécessitent une approche juridique nuancée. Une stratégie de PI solide doit être spécifiquement adaptée pour refléter cette complexité.
Le dépôt de brevets dans ce domaine, notamment là où l’IA et la bioinformatique se croisent, exige une connaissance approfondie à la fois de la technologie et du droit. Les innovateurs doivent rechercher des avocats capables de comprendre cette dualité : les conseils génériques en PI ne suffisent pas.
Perspective :
Le paysage français de la PI, historiquement fort en biotechnologie, s’adapte désormais à cette montée en puissance interdisciplinaire. Les offices de brevets et les tribunaux deviennent progressivement plus sensibles à la nature unique de ces inventions hybrides — mais rigueur et clarté dans les revendications restent indispensables.
2. Avec les startups de santé numérique qui stimulent de nouvelles avancées dans les diagnostics pilotés par l’IA, la médecine de précision et la biofabrication, comment adaptent-elles leurs stratégies de PI pour sécuriser leur protection dans ce paysage en évolution ? Quels pièges ou bonnes pratiques émergent ?
Réponse :
De nombreuses startups de santé numérique, notamment celles utilisant l’IA, suivent un pipeline incluant la génération de données, le prétraitement, l’architecture des modèles et un résultat clinique ou diagnostique.
On observe désormais une utilisation plus stratégique de la PI tout au long de ce pipeline. Les entreprises choisissent souvent de breveter l’étape la plus innovante ou « astucieuse » de leur workflow, tout en protégeant par secret commercial d’autres éléments, tels que les données d’entraînement propriétaires ou le code source.
Cette approche stratifiée devient la nouvelle norme. Toutefois, elle nécessite un équilibre : les brevets doivent fournir suffisamment de détails techniques pour être valides, mais une divulgation excessive peut compromettre la protection des secrets commerciaux. Les startups doivent avancer avec prudence.
Conseil pratique:
Traitez votre pipeline d’innovation comme un écosystème. Identifiez quelles parties sont mieux protégées par un brevet — généralement les contributions techniques nouvelles — et quelles parties peuvent rester confidentielles. Construisez votre stratégie de PI autour de cette distinction dès le départ.
Contexte supplémentaire :
La protection par brevet en santé numérique implique de plus en plus une approche multi-facettes, protégeant les étapes clés des modèles d’IA et les produits finaux, tout en utilisant des secrets commerciaux pour les données critiques et les facteurs de pondération (IAM, p.34). Cette approche permet de maintenir un avantage concurrentiel tout en facilitant investissements et opportunités de licence.
3. À mesure que la santé numérique se développe à l’intersection de la bioinformatique, de la biotechnologie et de l’IA, quelles nouvelles compétences et expertises sont désormais essentielles pour les professionnels de la PI conseillant sur des innovations de pointe ? Comment les professionnels en devenir peuvent-ils se positionner au mieux ?
Réponse :
La réussite dans ce domaine dépend de plus en plus de la familiarité avec la science interdisciplinaire. Ces innovations couvrent les sciences de la vie, la science des données, l’électronique et l’ingénierie.
Pour les conseils en brevets, cela signifie développer un ensemble de compétences hybride. Par exemple, rédiger une demande de brevet pour une plateforme de découverte de médicaments pilotée par l’IA nécessite non seulement la maîtrise des biotechnologies, mais aussi des principes de machine learning et de leur évaluation par des offices comme l’OEB.
Nous avons investi dans le développement de ce type d’expertise : de nombreux membres de notre équipe possèdent un doctorat en bioinformatique, IA ou santé numérique. Nous avons également développé une approche hybride de rédaction, combinant perspectives des sciences de la vie et de l’électronique. Cela donne un réel avantage à nos clients.
Conseil pour les professionnels en devenir :
Familiarisez-vous avec l’examen des inventions en IA et bioinformatique. Comprenez l’approche de l’OEB. Plongez dans la jurisprudence. Développez une expertise à la fois scientifique et stratégique : cela portera ses fruits.
Contexte supplémentaire :
Les équipes de PI performantes incluent désormais des spécialistes de la bioinformatique et des avocats aux parcours croisant sciences de la vie et logiciel, garantissant une couverture complète des inventions hybrides complexes (IAM, p.33). La connaissance des nuances juridictionnelles, comme les approches d’examen des inventions liées à l’IA aux États-Unis et en Europe, est également essentielle (IAM, p.34).
4. Quelles tendances plus larges observez-vous dans la transformation des soins de santé par la bioinformatique et l’IA, et comment les professionnels de la PI devraient-ils réagir ?
Réponse :
L’évolution rapide de la bioinformatique et de la santé numérique transforme véritablement la prestation des soins. Nous voyons apparaître des diagnostics plus intelligents, des traitements plus personnalisés et des approches entièrement nouvelles de la gestion des maladies.
L’IA joue un rôle central — de l’analyse d’images médicales à la prédiction des résultats à partir de données patients, du diagnostic précoce du cancer à la découverte de médicaments in silico. Avec l’interconnexion croissante des dispositifs, une couche supplémentaire de prise de décision et de prestation de soins en temps réel se développe également.
Pour les professionnels de la PI, cela signifie s’engager avec des technologies dynamiques, riches en données et hautement intégrées. Le défi consiste à traduire cette complexité en protections claires et stratégiques — mais la récompense est de participer à quelque chose qui redéfinit la médecine.
Conclusion
L’investissement stratégique de la France dans la santé numérique, l’IA et la bioinformatique engendre de nouveaux défis en PI qui nécessitent des solutions innovantes et multidisciplinaires. Comme le souligne Vivien Verbrugge, naviguer dans ce paysage requiert des professionnels de la PI possédant une expertise technique et juridique approfondie, reliant sciences de la vie et technologies.
L’avenir de la protection de la PI en santé numérique reposera sur des équipes hybrides, capables de gérer brevets et secrets commerciaux, de mettre en œuvre des stratégies de poursuite adaptées aux lois en évolution, et de comprendre les interactions entre logiciels et innovations biologiques (IAM, pp.31–35).
À mesure que l’IA continue de révolutionner la santé, les opportunités pour les innovateurs sont vastes, mais dépendent de la mise en place de stratégies de PI protégeant non seulement les produits finaux mais aussi les plateformes computationnelles sous-jacentes à ces percées. Pour le secteur français en pleine expansion, maîtriser cette convergence sera clé pour soutenir l’innovation et sécuriser un avantage concurrentiel sur un marché mondial en rapide évolution.
Dans un paysage où les frontières entre sciences de la vie, science des données et technologie s’estompent, les bonnes personnes font toute la différence. Le rythme du changement en santé numérique et bioinformatique exige des leaders en PI capables de penser de manière interdisciplinaire, de naviguer dans des cadres de brevets évolutifs et d’anticiper les implications techniques et commerciales de l’innovation.
En tant que spécialistes du recrutement en PI, nous, chez Adamsons, comprenons les subtilités de ces rôles — non seulement les qualifications techniques, mais aussi la vision stratégique, l’adaptabilité et la maîtrise interfonctionnelle que ce domaine requiert. Que vous soyez une organisation cherchant à sécuriser des talents rares pour protéger et développer vos innovations, ou un professionnel de la PI explorant votre prochaine étape de carrière, nous offrons des perspectives, des réseaux et des conseils façonnés par des années d’expérience dans ce secteur.
Notre mission va au-delà du simple placement : nous aidons individus et organisations à aligner leurs ambitions avec les opportunités qui façonnent l’avenir de la PI. Si vous êtes prêt à explorer des opportunités dans ce domaine en pleine transformation, contactez directement Christopher Adamson à christopher.adamson@adamsons.com ou Lydia Reay à lydia.reay@adamsons.com
English Version
In recent years, France has emerged as a key player in digital health innovation, driven by strategic government investments under the France 2030 initiative and the French Tech 2030 programme. These efforts represent a bold commitment to transforming the healthcare sector through cutting-edge advancements in biomanufacturing, digital health, AI in healthcare, and personalised medicine. By fostering an ecosystem that encourages technological breakthroughs, streamlines regulatory adaptation, and stimulates economic growth, France is positioning itself at the forefront of global healthcare innovation.
The number of bioinformatics-related patent filings has grown dramatically, averaging around a 13.2% annual increase between 2013 and 2018, with records continuing to climb throughout 2024 and into 2025. These inventions now span everything from algorithmic methods for genomic analysis to AI systems for precision medicine, underlining a shift toward data-driven innovation in biotech.
At the heart of this transformation lies the convergence of bioinformatics and biotechnology, a synergy that is reshaping healthcare delivery in profound ways. From precision medicine and AI-driven diagnostics to innovative therapeutic strategies, digital technologies are driving a new era of patient-centred healthcare. However, this rapid evolution also brings complex challenges—particularly in the realm of intellectual property (IP). As bioinformatics-driven innovations become integral to healthcare, understanding how these advancements impact patent strategies, regulatory frameworks, and the evolving talent needs in the IP sector is more critical than ever.
Traditionally, IP strategies have followed distinct tracks in life sciences and high-tech sectors. Yet, as AI and digital platforms become central to biomedical innovation, these boundaries are beginning to blur. As noted in a recent IAM article, there has “traditionally been a sharp divergence between IP strategies in the life sciences and high-tech sectors. While this remains true to a significant extent, the rise of digital healthcare and the growing role of artificial intelligence in the biopharma sector is creating large areas of innovation where the two sectors overlap and where IP strategists from both sides of the old divide must work together and learn from each other” (IAM Special Report Q4 2024, p.31). This convergence demands hybrid legal and technical expertise — requiring IP teams to think beyond traditional sector silos and embrace cross-disciplinary approaches to protect complex innovations.
To gain deeper insights into this evolving market, we are pleased to speak with Vivien Verbrugge, Partner and Head of the French office at HGF, one of Europe’s leading IP firms. With extensive expertise in IP innovation, Mr Verbrugge shares valuable perspectives on how France’s investment in digital health is shaping the IP landscape, the challenges and opportunities for protecting emerging technologies, and what this means for professionals working in the field of IP.
Q&A: A Conversation with Vivien Verbrugge, Partner and Head of HGF’s French Office

1. As bioinformatics and biotechnology increasingly merge within digital health, how is this convergence reshaping the IP landscape in France? What unique challenges and opportunities does this create for innovators and IP professionals?
Answer:
The convergence of digital health with bioinformatics has opened fascinating new avenues in IP. We’re seeing a growing number of inventions that blend these technologies, and this intersection brings both complexity and opportunity.
For IP professionals, it means having expertise in both domains. That’s critical. These are highly technical inventions that require a nuanced legal approach. A robust IP strategy must be tailored specifically to reflect this complexity.
Patenting in this area, particularly where AI and bioinformatics overlap, demands deep knowledge of both the technology and the law. Innovators should actively seek attorneys who understand this duality – it’s not a space where generic IP advice is enough.
Insight:
The French IP landscape, while historically strong in biotech, is now adapting to this interdisciplinary surge. Patent offices and courts alike are becoming more attuned to the unique nature of these hybrid inventions — but they still demand rigour and clarity in claims.
2. With digital health startups driving new breakthroughs in AI-driven diagnostics, precision medicine, and biomanufacturing, how are they adapting their IP strategies to secure protection in this evolving landscape? Are there common pitfalls or best practices emerging?
Answer:
Many digital health startups, especially those using AI, operate with a pipeline that includes data generation, data preprocessing, model architecture, and a clinical or diagnostic output.
What we’re seeing now is a more strategic use of IP across this pipeline. Companies often choose to patent the most innovative or “clever” step in their workflow, while using trade secrets to safeguard other elements, such as proprietary training data or source code.
This layered approach to protection is becoming the new norm. However, it does come with a balancing act: patents require enough technical disclosure to be valid, yet over-disclosure can undermine trade secret protection. Start-ups need to tread carefully.
Pro tip:
Treat your innovation pipeline like an ecosystem. Identify which parts are best protected by patent, typically the novel technical contributions, and which parts can remain confidential. Build your IP strategy around this division early.
Further context:
Patent protection in digital health increasingly involves a multi-faceted approach, protecting core steps of AI models and end products, while using trade secrets for critical training data and weighting factors (IAM, p. 34). This approach helps maintain a competitive edge while enabling investment and licensing opportunities.
3. As digital health continues to expand at the intersection of bioinformatics, biotechnology, & AI, what new skills and expertise are now essential for IP professionals advising on cutting-edge innovations? How can aspiring professionals best position themselves for success in this evolving field?
Answer:
Success in this field increasingly depends on being comfortable with interdisciplinary science. These innovations cut across life sciences, data science, electronics, and engineering.
For patent attorneys, that means developing a hybrid skill set. For instance, drafting a patent application for an AI-driven drug discovery platform requires fluency not just in biotech but in machine learning principles, and understanding how these are evaluated by patent offices like the EPO.
We’ve invested in building exactly this kind of expertise, many of our team members have PhDs in bioinformatics, AI, or digital health. We’ve also developed a hybrid drafting approach that blends life sciences and electronics perspectives. This gives our clients a real edge.
Advice for aspiring professionals?
Become familiar with how AI and bioinformatics inventions are examined. Understand the EPO’s approach. Dive into case law. Build depth in both science and strategy, it will pay off.
Further context:
Successful IP teams now often include bioinformatics specialists and attorneys with backgrounds spanning life sciences and software, ensuring comprehensive coverage of complex hybrid inventions (IAM, p.33). Moreover, understanding jurisdictional nuances, such as US and European patent examination approaches to AI-related inventions, is vital (IAM, p.34).
4: What broader trends are you seeing in how bioinformatics and AI are transforming healthcare, and how should IP professionals respond?
Answer:
The rapid evolution of bioinformatics and digital health is genuinely reshaping healthcare delivery. We’re seeing smarter diagnostics, more personalised treatments, and whole new approaches to disease management.
AI is central to this – from analysing medical images to predicting outcomes based on patient data, from early-stage cancer diagnosis to in silico drug discovery. And with the increasing interconnectivity of devices, there’s also a growing layer of real-time decision-making and care delivery.
For IP professionals, this means engaging with dynamic, data-rich, and highly integrated technologies. The challenge is to translate complexity into clear, strategic protections — but the reward is being part of something that’s redefining medicine.
Conclusion
France’s strategic investment in digital health, AI, and bioinformatics is driving the creation of novel IP challenges that demand innovative, multidisciplinary solutions. As Vivien Verbrugge highlights, navigating this landscape requires IP professionals with deep technical and legal expertise bridging life sciences and technology.
The future of IP protection in digital health will hinge on hybrid teams adept at managing patents and trade secrets, tailored prosecution strategies mindful of evolving laws, and a nuanced understanding of the interplay between software and biological innovation (IAM, pp.31–35).
As AI continues to revolutionise healthcare, the opportunities for innovators are vast but depend on crafting IP strategies that protect not only the end products but also the underlying computational platforms driving these breakthroughs. For France’s burgeoning digital health sector, mastering this convergence will be key to sustaining innovation and securing competitive advantage in a rapidly evolving global market.
In a landscape where the boundaries between life sciences, data science, and technology are dissolving, the right people make all the difference. The pace of change in digital health and bioinformatics demands IP leaders who can think across disciplines, navigate shifting patent frameworks, and anticipate both the technical and commercial implications of innovation.
As specialists in IP recruitment, we at Adamsons understand the nuances of these roles – not just the technical qualifications, but also the strategic vision, adaptability, and cross-functional fluency this space demands. Whether you are an organisation seeking to secure rare talent to safeguard and grow your innovations, or an IP professional exploring your next career move, we offer insight, networks, and guidance shaped by years of focus in this sector.
Our work goes beyond filling positions; we help individuals and organisations align their ambitions with the opportunities shaping the future of IP. If you are ready to explore opportunities in this transformative field, please reach out to Christopher Adamson at christopher.adamson@adamsons.com or Lydia Reay at lydia.reay@adamsons.com.
